Channel Trophy : les Français au top
Rendez-vous incontournable de la fin d’année pour les équipes de France jeunes, le Channel Trophy est une compétition très conviviale à laquelle participent la France, l’Angleterre, les Pays-Bas et la Belgique. Cette dernière, faute de combattantes, a été remplacée par le Danemark chez les U26 féminines.
Créé en 1985 (il n’y avait alors que des juniors), l’évènement s’est depuis étoffé avec trois épreuves : les Juniors ou U26, les U21 et les Girls dit U26 féminines.
Cette année, la compétition se déroulait du 13 au 15 décembre au Young Chelsea Bridge Club à Londres avec un rythme de deux matchs par jour.
Le voyage a commencé par la perte de Clément Bens, joueur de l’équipe des moins de 21 ans, qui a reçu son passeport le jour même. Toutefois, résidant à Nice il lui était trop compliqué de s’organiser pour faire le voyage.
Cette équipe semblait décidément maudite puisqu’une fois arrivée à la douane, c’est Costa Benguigui, son coéquipier, qui a failli rentrer chez lui. En effet, il n’avait pas son autorisation de sortie du territoire au bon format. Néanmoins, après quelques négociations et preuves de l’envoi des originaux par mail, tout est rentré dans l’ordre.
Désormais, place à la compétition. Et la France, qui a pris l’habitude de briller dans ce rendez-vous, a tenu son rang.
En U26, Théo Guillemin – dont la première participation remonte à Lille en 2014 -, Luc Bellicaud, Nao Tabata, Maxence Fragola-Jarjaille, Margaux Kurek-Beaulieu et Romaric Guth, sous le capitanat de Christophe Oursel, ont survolé l’épreuve et se sont imposés avec près d’un match d’avance devant les Néerlandais et les Anglais.


Chez les U21, toujours avec le même capitaine, Eulalie Bonin, Clément Fragola-Jarjaille (le petit frère du susnommé), Maxime Chanal, Costa Benguigui et Maxence Roches sont également repartis avec l’or mais cette fois de justesse devant l’Angleterre et les Pays-Bas.
Cela a été plus difficile pour l’inexpérimentée équipe des U26 féminines composée de Saveria Garcia, Zoey Mauberquez et Lucile et Mathilde Cayla, sous la direction de Frédéric Lacroix. Elles terminent à la quatrième place mais ont, au vu de leur jeune âge, l’avenir devant elles.

L’année prochaine, rendez-vous en Belgique avant la France en 2026.
Voici une donne de défense issue du match Angleterre-France qui nous a été proposée par Frédéric Lacroix.
Vous êtes en Est (Sud donneur, tous vulnérables) :

| O | N | E | S |
|---|---|---|---|
| Guillemin | Bellicaud | ||
| passe | |||
| passe | 1♣ | 1♦ | 1♥ |
| passe | 3♦ | passe | 4♠ |
3♦ : courte à Carreau et fitté à Pique.
Sur l’entame du Valet de Cœur, vous fournissez le 6. Le déclarant prend de l’As et encaisse As-Roi de Pique, votre partenaire fournissant les deux fois. Puis il appelle le 4 de Trèfle. C’est à vous !
Si le déclarant a l’As de Trèfle, vous ne le ferez pas chuter. Donc, cet honneur est chez votre partenaire par hypothèse de nécessité. Fournissez le Roi de Trèfle, encaissez l’As de Carreau et rejouez Trèfle, comme l’a fait Théo Guillemin à la table. Ouest donnera un troisième tour de Trèfle que vous couperez du Valet, la levée de chute.

Notez qu’il est dangereux de fournir petit car, après l’As, Ouest pourrait déraper en continuant à Cœur, voire à Trèfle, ce qui livrerait le contrat. Vous savez ce qui se passe, alors n’hésitez à prendre le taureau par les cornes pour éviter à votre partenaire de commettre une vacherie…








