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N°505 • Décembre 2023

EDITO

ALERTE !

En tant que professeur de bridge, je suis souvent interrogé sur la nécessité d’alerter telle ou telle enchère plus ou moins conventionnelle.

par Michel Bessis

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Je ne vais pas ici vous parler d’arbitrage (je ne suis pas un spécialiste) mais plutôt de l’éthique concernant le maniement de ce joli carton bleu. Le principe fondamental est le suivant : les enchères doivent avoir pour vos adversaires la même signification que pour vous. Cela sous-entend clairement que l’alerte n’est pas brandie pour rassurer le partenaire sur le fait que l’on a bien compris son enchère mais qu’elle est là uniquement à l’intention des adversaires pour qu’ils ne soient pas lésés si l’enchère produite à la table ne fait pas partie de leur propre système. Rappelons, à toutes fins utiles, que c’est le partenaire de l’auteur de l’enchère alertable qui pose le carton bleu sur la table.

Prenons deux exemples simples. L’adversaire ouvre de 1 et votre partenaire intervient par 3♣, que vous avez convenu de considérer comme un bicolore Carreau-Pique. Vous devez, bien sûr, alerter (et ne rien dire sauf interrogation d’un de vos deux adversaires). Bien que cette convention fasse partie du SEF (au même titre que le Landy, le Roudi, etc.), rien ne prouve que vos adversaires l’interprètent correctement et leurs enchères risquent d’être désagréablement affectées par un défaut d’alerte. Tout ceci est évident mais intéressons-nous à un deuxième cas.
Votre partenaire, vert contre rouge, ouvre de 3♠ et vous avez décidé que, dans cette position de vulnérabilité, cette ouverture décrivait une main ultra faible, par exemple : ♠D107653 6 V765 ♣93. C’est bien sûr votre choix mais il me semble évident que vos adversaires doivent être prévenus. Bien que l’enchère soit naturelle, vous devez l’alerter pour être éthiquement correct. Il est probable que personne à la fin de la donne ne vous reprochera quoi que ce soit si vous ne le faites pas mais vous sentirez-vous en règle avec votre conscience si cette non-alerte vous profite ? Pas sûr. Quoi qu’il en soit, dans le doute, alertez tout ce qui est artificiel et/ou surprenant.

Numéro 505 – Mensuel – Décembre 2023 – Le numéro 7 € – Directeur de la publication Olivier Comte – Éditeur Éditions de Presse Spécialisée Le Bridgeur – 43 rue Camille Desmoulins, 92130 Issy-les-Moulineaux – Directeur Général Karine Meyer-Naudan – Comité de rédaction Michel Bessis – Muriel Clément – Philippe Cronier – Vincent Labbé – Norbert Lébely – Karine Meyer-Naudan – Rédacteur en chef adjoint Vincent Labbé – Secrétaire générale de rédaction Muriel Clément – Publicité Bridgerama+ Muriel Clément 01 42 96 25 50 – Abonnements 01 42 96 25 50 – Direction artistique/graphisme Isabelle Le Squer-Fontaine/Maya

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